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Bénédiction de la 1ère pierre de L’église

mardi 7 octobre 2008, par webmestre

 

Retranscription

La semaine du Vermandois et de La Picardie du Samedi 6 août au samedi 13 août 1859. (Source Archives de l’évêché de Soissons).

La bénédiction de la première pierre de l’église de La Vallée-Mulâtre (Wassigny)

Le 27 juillet, eut lieu, à La Vallée-Mulâtre, commune de Saint-Martin-Rivière, la bénédiction de la première pierre de l’église.

Cette cérémonie, quoique improvisée, puisqu’elle n’avait pu y être annoncée que la veille au soir, fut très imposante. Tous les habitants de La Vallée-Mulâtre avaient revétu leurs habits de fête.

M. le doyen de Wassigny, délégué par Mgr l’Evêque de Soissons, pour présider la cérémonie, s’était arrêté à l’entrée du hameau, sous un arc-de-triomphe. Le plus honorable cortège vint se joindre à lui. On remarquait M. le juge de paix du canton de Wassigny en grande tenue ; M.le maire de Wassigny ; M. l’adjoint de saint-Martin-Rivière ; M. le commissaire de police, en grande tenue ; M. l’entrepreneur des travaux, et un grand nombre de notables.

La pierre à bénir était portée sur un brancard magnifiquement décoré et surmonté de quatre drapeaux ; une brillante cavalcade escortait le cortège. Tous les membres de la société philharmonique de Wassigny marchaient en tête, exécutant les plus beaux morceaux de musisque ; la rue était jonchée de feuillages, et, à des distances très rapprochées, à droite et à gauche, étaient plantés des arbustes décorés de rubans. Arrivé sur l’emplacement de l’église, M. le doyen de Wassigny fit un discours pour expliquer les cérémonies qui allaient se faire. Il montra tous les soins que xxxxxxxxx(illisible) à ses enfants le respect pour ses temples, qui sont véritablement la maison de Dieu. Il félicita les habitants de La Vallée-Mulâtre, qui se sont imposés les plus généreux sacrififices pour faire construire une église. Il leur montra tous les avantages qu’ils allaient trouver dans la possession d’une église au milieu d’eux. Il fit un nouvel appel à leur générosité, afin que l’église, commencée dasn des limites trop restreintes, reçût des proportions qui, la rendant tou à la fois plus commode et plus gracieuse, ne laisseraient ni regrets ni désirs. A peine M. le doyen avait fin de parler, que M. louis Pruvost et M. Constant Séruzier lui apportèrent un liste de nouvelles souscriptions suplémentaires, qui s’élevaient déjà à 750 francs. L’église de La Vallée-Mulâtre sera donc bientôt construite.Douze maçons y travaillent avec ardeur.

Puisque l’occasion se présente, rendons justice au zèle de Melle Cécile Seruzier, qui sut obtenir de son père, M. Ferdinand Seruzier, et de son cousin, M. Louis Pruvost, ces efforts persévérants aujourd’hui couronnés d’un si beau succès. Pendant vingt ans, ils ont poursuivi cette oeuvre : les difficultés et les obstacles de toutes sortes n’ont jamais pu les décourager. La Vallée-Mulâtre leur devra cette église ; ils en seront regardés à juste titre comme les fondateurs. mais, si Melle Cécile Seruzier a su trouver dans sa modestie le myen de laisser toute la gloire à son père et à son cousin, elle ne perdra pas ddevant Dieu la part de mérite à laquelle elle a droit.

Alphonse Delaby

Percepteur à Wassigny.